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Le 23 mars 2023 - par Le Ralliement

L'obésité : Qu'est-ce que c'est ?

Le surpoids et l’obésité sont des problèmes majeurs aujourd’hui, avec une progression inquiétante qui en font une des préoccupations principales de santé publique. 

Aujourd’hui, 700 millions d’adultes souffrent d’obésité dans le monde, et celle des jeunes a été multipliée par 12 en 50 ans. En France, 48 % des personnes rencontrent un problème de surpoids alors que cela ne touchait que 32% de la population en 1990. En 2019, 17 % des Français se trouvaient en situation d’obésité, et cela ne cesse de progresser. 

En ce qui concerne les enfants, c’est encore plus inquiétant puisque 34 % des 2 à 7 ans et 21 % des 8 à 17 ans sont en situation de surpoids plus ou moins important. En 9 ans, les hommes ont pris 2.5 cm de tour de taille, et les femmes 4.5 cm. Si jadis, ce phénomène concernait principalement les classes défavorisées, l’obésité commence maintenant à s’étendre à l’ensemble des classes sociales. 

L'obésité

DE QUOI PARLONS-NOUS ? 

Cela commence par un syndrome métabolique, un cran de ceinture à desserrer, puis 1 ou 2 tailles de vêtements en plus, et enfin un vrai surpoids qui s’installe et qui peut aller jusqu’à l’obésité. L’OMS définit le surpoids et l’obésité comme une accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle qui peut nuire à la santé. Afin de pouvoir classifier les niveaux de poids, la mesure couramment employée est celle du calcul de l’IMC (Indice de Masse Corporelle). 

IMC = poids (en kg) / taille x taille (en m) 

Pour une personne de 1.65 m avec un poids de 69 kg, le calcul est donc : 69/(1.65*1.65), soit un IMC de 25.3. 

  • En-dessous de 18.5, on peut parler de maigreur 
  • De 18.5-25, le poids est normal  
  • De 25 à 29.9, il y a un surpoids  
  • De 30 à 34.9, c’est une obésité modérée  
  • De 35 à 39.9, on parle d’obésité sévère 
  • Au-delà de 40, il s’agit d’une obésité massive

 

COMMENT EXPLIQUER CETTE PROGRESSION ? 

On attribue très souvent la prise de poids et l’obésité à un excès d’apport en calories, et à une insuffisance de dépenses énergétiques. 

C’est certes une réalité mathématique, et il existe une vraie corrélation entre prise alimentaire excessive ou trop riche, manque de dépenses énergétiques et prise de poids. 

Mais bien d’autres facteurs peuvent conduire à la prise de poids :  

  • les prédispositions génétiques,  
  • les problèmes de thyroïde,  
  • le stress,  
  • la prise de médicaments,  
  • les déséquilibres du microbiote intestinal,  
  • une alimentation tardive qui ne respecte pas nos horloges biologiques,  
  • un sommeil insuffisant ou non réparateur,  
  • les perturbateurs endocriniens,  
  • la mauvaise qualité des denrées alimentaires, trop riches en graisses et en sucres. 

Nous sommes dans une société d’abondance avec une sollicitation omniprésente aux produits trop riches en graisses et en sucres, ultra transformés, et mis en avant dans de nombreux messages publicitaires et par les promotions.  Cela nous incite à une consommation répétée de produits qui devraient rester occasionnels, perturbant ainsi les signaux de satiété, nous rendant très facilement addicts. 

On peut ajouter à cela un mode de vie de plus en plus sédentaire lié à des activités professionnelles où l’on reste assis une grande partie de la journée, des temps de trajet  qui se sont allongés, et des activités de loisirs qui ont beaucoup évolué (télévision, smartphones, jeux vidéo, …), ce qui ne laisse plus beaucoup de place à une activité physique quotidienne. 

Conclure que les personnes atteintes d’obésité sont ainsi parce qu’elles mangent trop est un raccourci injustement justifié et très culpabilisant. 

L’obésité est une maladie chronique plurifactorielle reconnue par l’OMS depuis 1997. 

 

LES COMPLICATIONS POSSIBLES  

Plus l’IMC est important, plus les risques de contracter d’autres maladies augmentent. 

Les personnes touchées par l’obésité ont un plus grand risque d’être atteintes de maladies cardio-vasculaires, de diabète de type 2, ou de cancers, et à plus forte raison si l’excès de masse grasse se situe au niveau de la ceinture abdominale.  

Elles sont également nombreuses à rencontrer des douleurs musculaires, des inflammations articulaires, des troubles digestifs, des problèmes dermatologiques, des troubles hormonaux, des apnées du sommeil. Sans parler de l’impact psychologique lié à toutes ces pathologies associées, et aux regards parfois accusateurs et marginalisant dont elles peuvent être victimes.

Cette journée mondiale contre l’obésité est une belle occasion de rappeler qu’il est grand temps de nous mobiliser contre cette maladie, et de tendre la main à tous ceux qui peuvent être touchés. 

Que le sujet vous concerne de près ou de loin, sachez que des accompagnements et des prises en charge globales et personnalisés sont possibles (suivi diététique, mais aussi soutien psychologique, activité physique adaptée), et que de nombreuses associations de patients existent comme « La Ligue Contre L’Obésité » ou le CNAO (Collectif National des Associations d’Obèses). 

Ensemble, prenons soin de nous, et changeons de regard sur l’obésité.

 

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