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Le 05 novembre 2023 - par Le Ralliement

L'alimentation durant l'enfance

L’enfance est une période d’apprentissages multiples et variés qui passent par la découverte et le jeu. 

Parmi toutes les choses à découvrir, l’alimentation a une place de choix qui met en éveil les 5 sens dès le plus jeune âge. L’enfant a besoin de sentir, manipuler, toucher les textures, goûter afin de s’approprier de nouveaux aliments, et ses préférences vont s’affiner petit à petit. 

Son alimentation répond à des besoins nutritionnels bien spécifiques qu’il est important de prendre en compte, et l’alimentation de nos enfants et adolescents pose souvent question jusqu’à nous inquiéter parfois. 

alimentation de l'enfant

LES BESOINS DES ENFANTS 

Du calcium (pour une bonne solidité des os et des dents) : l’enfant se nourrit de lait exclusivement les premiers mois, puis 3 à 4 produits laitiers seront à mettre au menu par la suite, en évitant les fromages au lait cru jusqu’à 7 ans. 

  • Du fer : il est apporté par le lait et les produits carnés, et les légumineuses. Il évite les problèmes de développement et d’attention, et est souvent proposé sous forme de complément par les pédiatres. 
  • Des fruits et légumes (pour une meilleure protection contre des maladies) : de préférence BIO, cuits au moment de la diversification alimentaire, crus et cuits par la suite. Souvent boudés par les enfants, on les propose en purées, en quiches, sur une pizza maison… 
  • De l’eau proposée tout au long de la journée (pour assurer une bonne hydratation) : l’eau est la seule boisson utile et 90 % des enfants ne sont pas suffisamment hydratés. Boire suffisamment aide à une meilleure attention et concentration, et donc à de meilleures performances scolaires. Les jus de fruits et sodas doivent être réservés aux moments festifs. Pour les tout-petits, le lait contribue à la bonne hydratation, même s’il est bien considéré comme un produit laitier et non une boisson. 
  • De bons acides gras : osez donner du gras ! Ajoutez de l’huile d’olive, de colza et de lin à vos préparations, proposez des graines oléagineuses, donnez des œufs et autres produits animaux de filière O3, des petits poissons gras (sous forme de petites mousses). C’est très utile pour leur capital cérébral. Limitez toutefois les apports en graisses saturées et en oméga 6, afin de réduire les risques de surpoids et de problèmes cardio-vasculaires à l’âge adulte. 
  • Des protéines (utiles pour les muscles, les os, la peau, les tendons, …) : les besoins sont quotidiens, mais très largement couverts et trop importants chez la majorité des enfants, ce qui peut conduire à un surpoids plus tard. 
  • Des glucides : nécessaires pour apporter de l’énergie, ils sont à moduler en fonction de l’activité de l’enfant (sport, marche pour aller à l’école, temps quotidien devant la télévision). Habituez-le aux céréales complètes et aux légumineuses en les variant régulièrement. 
  • Limiter le sucre et le sel : les besoins en sel sont faibles et pourtant 95 % des enfants mangent trop salé. Faites-leur découvrir les épices et les aromates. Le sucre, même s’il est très apprécié dès le plus jeune âge, doit être limité. Le miel est intéressant en substitut du sucre dans vos préparations, mais jamais avant 1 an (risque de botulisme). Les sucreries doivent rester occasionnelles. 
  • Eviter les produits ultra-transformés : les céréales du petit-déjeuner, les fromages à tartiner, les biscuits, les saucisses industrielles et préparations panées sont autant de produits très appréciés des enfants mais peu recommandables pour leur santé. Lisez bien les étiquettes, et laissez de côté ceux dont les emballages très colorés avec des personnages de dessins animés attirent beaucoup les enfants, mais sont en fait de bien piètre qualité et donc néfastes pour leur santé. 
  • Attention aux perturbateurs endocriniens : l’enfance et l’adolescence sont des périodes de sensibilité accrue. Privilégiez l’achat de fruits et légumes BIO, les petits poissons de début de chaîne, préférez les produits issus d’animaux élevés sans antibiotiques, limitez les contenants en plastique. 

De façon générale, proposez de la diversité dans l’assiette, en respectant le principe de 4 repas par jour. 

A certaines périodes de croissance, votre médecin de famille ou le pédiatre qui suit votre enfant peut vous suggérer une supplémentation en calcium, en fer, en vitamine D, en zinc et magnésium qui viendra en renfort d’une alimentation variée et équilibrée.   

  

LE REFUS DE L’ASSIETTE 

Entre 2 et 5 ans, l’enfant peut montrer de l’opposition à manger. Cette réaction est tout à fait normale et inconsciente, et répond à un réflexe archaïque primaire qui consiste à se méfier de tout ce qui est nouveau afin d’éviter de s’empoisonner. En rassurant l’enfant, sans insister immédiatement, mais en lui proposant à nouveau les aliments inconnus quelques temps après, vous aiderez l’enfant à reconnaître l’aliment et ses craintes vont peu à peu disparaître. 

Dites-vous que cette phase est presque incontournable, et que votre enfant ne se laissera jamais mourir de faim. 

Quelques règles importantes pour favoriser la découverte : 

  • Eviter de forcer l’enfant à manger : cela renforce le refus qui peut s’inscrire dans la durée. 
  • Accorder le droit de ne pas aimer : nous-même à l’âge adulte, avons nos préférences. On peut cependant l’inviter à goûter, et à laisser de côté ce qu’il apprécie moins. 
  • Créer l’effet de surprise avec des présentations ludiques et colorées. 
  • Eviter d’inciter l’enfant à finir son assiette : cela peut nuire à l’écoute de ses sensations de satiété, et contribue à l’obésité précoce. 

 

Quelques astuces pour l’aider à goûter : 

L’emmener au marché ou à la cueillette dans les champs pour qu’il comprenne d’où viennent les aliments. 

L’inviter à sentir et choisir : un enfant qui se sent investi dans les choix des menus aura envie de goûter davantage. 

L’impliquer à la préparation des repas : découper, râper, mélanger sont autant de façons de développer sa dextérité et s’avère très gratifiant… L’enfant sera plus curieux du résultat et valorisé par votre enthousiasme. 

Souvenez-vous que c’est en manipulant régulièrement les aliments que l’enfant apprend à les connaître, et les apprentissages précoces permettent de construire les automatismes de l’âge adulte. 

 

Favoriser le développement des sens : 

S’il est important d’introduire les aliments petit à petit pour éviter les intolérances alimentaires, il est cependant important d’apporter de la diversité dans l’assiette afin de favoriser la découverte et l’aider à apprécier un plus grand nombre d’aliments. 

Soyez patients : un même aliment peut être présenté 7 à 9 fois avant d’être apprécié. 

La diversité des textures, de présentations et de goûts proposés dans l’enfance va déterminer ce qui sera apprécié à l’âge adulte, et permet d’éviter la monotonie. 

La découverte alimentaire se poursuit tout au long de la vie, et peut continuer à nous surprendre infiniment. 

 

LES DERIVES ALIMENTAIRES A L’ADOLESCENCE 

Vouloir tester de nouvelles choses s’inscrit dans une ouverture au monde et une appartenance à un groupe. Un adolescent est aussi en recherche d’identité et de transgression. 

  • Même si ses choix alimentaires ne sont pas à votre goût, votre ado a besoin de tester, et ses préférences vont aller vers ce qui est rapide et pratique. 
  • S’il a pris de bonnes habitudes dans l’enfance, il va finir par se lasser de ce mode alimentaire pas toujours optimal et reviendra un jour ou l’autre vers une alimentation plus équilibrée. 
  • Privilégiez le dialogue, écoutez-le, partagez vos points de vue, sans juger. 
  • Sondez-le sur son ressenti général (fatigue, prise de poids, problème de sommeil, de concentration ou de transit). Ces discussions peuvent l’aider à faire le lien avec son alimentation. 
  • Parlez-lui du lien entre l’alimentation et les performances physiques et sportives : il y sera sans doute sensible. 
  • Chez les jeunes filles, leur apparence physique est également un sujet important qui peut les conduire à un contrôle trop sévère de leur alimentation, sous l’influence des réseaux sociaux. 
  • Là encore, le dialogue est primordial, et il est préférable d’éviter de laisser transparaître vos craintes qui peuvent renforcer leur volonté d’aller à l’encontre du modèle alimentaire familial. 
  • Pour vous rassurer, et aussi faire un pas vers votre ado, vous pouvez vous tourner vers un professionnel de la nutrition qui l’aidera à démêler le vrai du faux, et à trouver son propre équilibre. 
  • Si le problème s’inscrit dans la durée, parlez-en à votre médecin, et n’hésitez pas à faire appel à un psychologue. 
  • L’alimentation des enfants et des adolescents est un vaste sujet pour lequel on cherche souvent à bien faire et qui fait partie intégrante de l’éducation. 

Suivez les règles simples de l’équilibre alimentaire, adaptez les quantités à leur âge et laissez-les manger en fonction de leur appétit. Ils auront ainsi tout ce dont ils ont besoin pour bien grandir et garder de bonnes habitudes à l’âge adulte. 

Article rédigé par @MonAssietteEtMoi
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