Le terme addiction évoque le généralement une dépendance au tabac, l’alcool ou les drogues. Pourtant, elle revêt bien d’autres formes comme les jeux vidéo, les jeux d’argent et de hasard, l’envie de sucre, les achats impulsifs, les écrans…
En France, 1 personne sur 3 souffre d’au moins une addiction.

Tout commence par une activité ou une consommation perçue comme agréable, dont le côté plaisant pousse à y revenir régulièrement puis de plus en plus souvent, malgré les risques connus sur la vie sociale, la santé physique ou psychologique et qui, au fil du temps, entraînent une perte de contrôle.
Chaque petit plaisir de la vie quotidienne active les circuits de la récompense en libérant un peu de dopamine dans notre cerveau. C’est cette réaction chimique qui nous incite à renouveler des expériences ressenties comme agréables.
L’alcool, le tabac, les drogues ou les jeux d’argent et de hasard sont réputés pour provoquer une libération plus importante de dopamine, créant dans le cerveau la mémoire d’une satisfaction très intense qui donne l’envie tout aussi intense de retrouver de plus en plus fréquemment cette sensation de plaisir.
Mais à force d’être surstimulée, la dopamine devient moins active et pour retrouver la même sensation agréable, il en faudra toujours davantage.
On observe alors des périodes de pics de dopamine lors de consommations ou de pratiques intenses, suivies de périodes d’arrêts qui provoquent des chutes brutales de dopamine très inconfortables entraînant la sensation de manque.
Ces variations importantes de dopamine peuvent s’accompagner de fluctuations importantes d’humeur, avec une alternance des moments de bien-être, voire d’euphorie, et des moments de tristesse, d’irritabilité ou de colère, avec une détresse physique et psychologique provoquant du stress plus ou moins intense.
Le stress a la particularité de brouiller les signaux de la réflexion, de la prise de décision et de recul situés dans la partie préfrontale de notre cerveau. Lorsqu’il est intense et se répète régulièrement, il conduit à une perte de contrôle progressive.
Dans l’absolu, personne n’est à l’abri, mais en réalité de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte : l’âge, le sexe, la fragilité émotionnelle, le niveau de stress déjà présent mais aussi l’environnement, les fréquentations, le contexte de vie et enfin la génétique.
Ainsi :
Au-delà des conséquences physiques bien connues (cirrhose pour la consommation d’alcool, cancer du poumon avec le tabac, …), les addictions peuvent aussi avoir des répercussions lourdes sur le cerveau (troubles de la mémoire, difficultés à gérer le stress même après être sorti de l’addiction, vieillissement prématuré des cellules neuronales, …) et avoir un impact financier et sur la vie sociale, familiale ou professionnelle.
Les répercussions étant à la fois sociales, physiques et psychologiques, il est souvent envisagé un accompagnement pluridisciplinaire (médical, psychologique et social).
Ces accompagnements sont pour la plupart gratuits.
Les interlocuteurs sont formés pour repérer les signes de détresse, avoir une écoute active et orienter vers les structures adaptées.
Intégrées dans les accompagnements ci-dessus ou accessibles auprès d’un professionnel de santé formé à ces pratiques, elles ont pour vocation d’aider à identifier les situations à risque, acquérir des clés pour modifier les comportements, trouver des alternatives en cas de manque. Elles s’inscrivent dans une psychopédagogie du changement sur le long terme.

Boire de l’alcool pendant la grossesse… c’est prendre des risques pour la santé future de bébé…
Et pourtant, 30 % des futures mamans reconnaissent se laisser tenter par un petit verre d’alcool de temps en temps… et 10 % en consomment très régulièrement.
Si l’alcool est considéré comme néfaste pour l’organisme, il peut aussi entraîner de graves complications pour le fœtus !
8 000 bébés naissent chaque année en France avec des troubles causés par l’alcoolisation fœtale.
Pourtant, 100 % de ces troubles pourraient être évités par une éviction totale de l’alcool.

L’alimentation est un des piliers de notre bonne santé.
Si l’on connaît bien les bénéfices du régime méditerranéen sur notre santé cardio-vasculaire, il faut savoir que le contenu de notre assiette peut aussi avoir des effets anti-inflammatoires.
Sans que l’alimentation, à elle seule, parvienne à soigner certaines maladies, elle peut largement contribuer à réduire les inflammations afin de soulager les douleurs et se sentir mieux au quotidien.


